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    April 27

    A lire avant d'aller voter

     

     

     

    Fichage généralisé

     

    Le Système de Traitement des Infractions Constatées (STIC) de la police et le système JUdiciaire de Documentation et d'EXploitation (JUDEX) de la gendarmerie sont deux fichiers nationaux, en plus du casier judiciaire, regroupant procédures, infractions, individus, victimes et objets mis en cause. En tout ce sont près de 22 millions de personnes qui y sont référencées. Ces fichiers peuvent être consultés lors d'une enquête administrative ou lors du recrutement pour certains emplois (sécurité, défense...). Leur fusion est prévue pour décembre 2007 en un seul et unique fichier : ARIANE, pour un coût de 15 millions d’euros. Viennent s'ajouter les fichiers des Renseignements Généraux (RG), Système d'Information Schengen (SIS) et du Système d'information d'Europol (TECS).

    La Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL), la Fédération Informatique et Libertés (FIL), la Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme (CNCDH) et d’autres dénoncent le nombre considérable d'erreurs parfois très graves (la victime devient le coupable, etc.) contenues dans ces fichiers (environ 25%) et la quasi-impossibilité pour les personnes de faire valoir leurs droits. La CNIL a ainsi supprimé 36% des fichiers Schengen (SIS) et 44% des fichiers STIC qu'elle a été amenée à contrôler en 2005, parce qu' « erronés, manifestement non justifiés ou dont le délai de conservation était expiré ».

    Le fichier informatique "Eloi" devant regrouper les étrangers illégaux et leurs proches a finalement été annulé par le Conseil d'Etat pour non-respect des procédures légales.

     

     

    Fichage ADN en cas d’infraction à la loi

     

    Lionel Jospin avait mis en place le Fichier National Automatisé des Empreintes Génétiques (FNAEG) pour recueillir l'ADN des délinquants sexuels jugés coupables. La loi du 18 mars 2003 sur la sécurité intérieure a étendu le prélèvement à l'intégralité des personnes ayant affaire à la police (coupables comme suspects) quel que soit le type de délit (vols à la tire, tags, manifestations...), à la seule exception des délits financiers. Un prélèvement ADN coûte 400 €, celui-ci est conservé quarante ans.

     

     

    Carte nationale d’identité et passeport biométriques

     

    Conformément à ce que recommande l’Union européenne et à ce que réclament les Etats-Unis depuis le 11 septembre 2001, la France va se doter d'une carte nationale d'identité obligatoire et payante contenant des informations biométriques sur son porteur. Elle contiendra les empreintes digitales et l’image faciale numérisée des ressortissants français. Ce dernier fichier permettra grâce aux logiciels de reconnaissance faciale le contrôle d'identité par vidéosurveillance. De plus le contrôle d'identité pourra se faire par un lecteur à distance, donc à l'insu des individus.

    La finalité du projet est d'instaurer une carte universelle intégrant l’identité, les informations médicales et sociales et la capacité de réaliser des transactions monétaires.

     

     

    Abolition du secret professionnel

     

    Le projet de loi sur la ‘prévention de la délinquance’ propose le « secret professionnel partagé » permettant aux maires d'accéder aux informations médicales, psychiatriques, sociales et scolaires de leurs concitoyens. Ils pourront les utiliser pour gérer les allocations des familles ‘déviantes’.

     

     

    Service Citoyen Volontaire

     

    Vient d’être instauré dans dix régions pilotes le Service Citoyen Volontaire (SCV). Il s'agit pour les citoyens qui le souhaitent de s'engager en tant que bénévoles pour aider les forces de l'ordre à assurer la sécurité publique. Les volontaires seront recrutés à l'issue d'un entretien et d'une enquête administrative. Ils pourront participer « à des actions de soutien et de renforcement de l'autorité parentale, d'accueil et de suivi des victimes, de prévention, de médiation et d'explication de la loi dans le cadre de structures scolaires ». Dans le cadre de leurs fonctions ils bénéficieront de l'immunité policière. Les postulants sont invités à retirer un dossier d'inscription au commissariat le plus proche.

     

     

    Taser : un pistolet de plus pour les forces de l'ordre

     

    Le Taser est un pistolet infligeant une décharge électrique de 50 000 volts et de 2 milliampères jusqu’à une distance de 10 mètres. La personne se voit neutralisée par la paralysie de son système nerveux pendant 5 secondes. Après une phase de test commencée depuis janvier 2004 sur 130 personnes, 1 000 policiers et 1 000 gendarmes ont été équipés de Taser en 2006. À terme, chaque voiture de police devrait en être équipée, soit 10 000 véhicules. Un Taser coûte 1000 euros. Le Taser ne laisse pas de traces, crée des souffrances aiguës et est susceptible d'être utilisé pour intimider, humilier, torturer ou faire parler des suspects, détenus, prisonniers ou simples citoyens. Ainsi, ce pistolet s'apparente à un objet de torture au sens de la Convention des Nations Unies contre la torture de 1984 (la France a signé ce protocole le 16 septembre 2005 et ne l'a toujours pas ratifié).

    Cette arme qui a déjà fait plus de 200 morts aux Etats-Unis est interdite en Belgique, en Italie, aux Pays-bas, au Danemark, en Norvège, en Serbie, à Hong Kong, au Japon, en Malaisie, en Nouvelle Zélande et au Pakistan.

     

    Conservation des données Internet et téléphoniques

     

    Après six mois de débat, les députés européens ont adopté la directive proposée par la Commission qui rend obligatoire la conservation par les opérateurs téléphoniques et les fournisseurs d'accès à Internet des données de connexion de leurs abonnés. Cela concerne les appels passés par les téléphones fixes et mobiles, les SMS et les e-mails. Il s'agit de pouvoir déterminer qui a communiqué avec qui, quand et combien de temps. La durée de rétention de ces données pourra aller de six mois à deux ans selon le souhait des Etats.

    En décembre 2005, le Sénat après l'Assemblée nationale a adopté le projet de loi contre le terrorisme : tous les fournisseurs d'accès à Internet devront conserver nos données de connexion jusqu'à un an.

     

     

    Prime au mérite pour les agents de police

     

    Le 21 juillet 2004 une prime de résultats exceptionnels à titre individuel ou collectif pour toutes les catégories d'agents de la police nationale a été instaurée. Cette « rémunération au mérite » récompense la performance des agents calculée en fonction de leurs résultats.

    Le montant de cette prime était de 5 millions d'euros en 2004, il atteindra les 20 millions d'euros en 2007. Plus de 17 000 primes on été attribuées en 2004 d'un montant moyen de 290 euros. En 2006, plus 36 000 primes on été attribuées d'un montant moyen de 370 euros.

     

     

     

    Tout cela, Nicolas Sarkozy l’a fait en moins de quatre ans en tant que ministre d’Etat. Imaginez ce qu’il fera en cinq ans au poste suprême de président de la République.

     

    Il est important que nous gardions à l'esprit que les dispositifs ci-dessus ont été appliqué en l'absence totale de concertation démocratique et sont intégralement financé par nos impôts.

    Avant d’offrir notre confiance aux promesses d’un candidat, regardons d’abord ce qu’il a déjà accompli concrètement pour avoir une idée de la suite.

     

     

     

    Ses relations avec les grands patrons et les médias

     

    Nicolas Sarkozy décrit son témoin de mariage (et le parrain de son fils Louis), Martin Bouygues comme « son meilleur ami ». Ce dernier dirige le groupe Bouygues coté aux CAC 40 qui regroupe trois grands secteurs : la téléphonie mobile avec Bouygues Telecom ; la construction d’infrastructures publiques : autoroutes, ponts, complexes, mais également les dernières prisons pour mineurs commandées par le ministre de l’Intérieur ; et les médias avec TF1, LCI, Eurosport International…

     

    Il est très proche des deux plus gros fabricants d’armes français et principaux propriétaires de presse : Arnaud Lagardère (entreprise d’armement propriétaire de Elle, Jeune et jolie, Europe 1, Europe 2, Radio RFM, Fayard, Grasset, Hachette, Hatier, Nathan, Nice Matin, Paris match, Pariscope, Télé7jours... et président du conseil d'administration d'EADS qui possède 7,5% du capital d’Airbus) et Serge Dassault (entreprise d'armement possédant Le Figaro, TV Magazine, L'Express, L'Expansion).

     

    Les deux principaux concurrents qui se partagent l’industrie du luxe en France : François Pinault (Mittal Steel, Le Point, Alexander McQueen, Balenciaga, Conforama, FNAC, Gucci, La Redoute, Le Printemps, Yves Saint Laurent…) et Bernard Arnault son autre témoin de mariage, première fortune de France et septième du monde avec 20 milliards d’euros , qui possède le premier groupe de luxe au monde LVMH (Céline, Chaumet, Dior, Donna Karan, Emilio Pucci, Fendi, Givenchy, Guerlain, Kenzo, Louis Vuitton, Marc Jacobs, Sephora, Tag Heuer...) lui sont également très proches.

     

    On lui compte aussi comme amis personnels Jean-Claude Decaux (JC Decaux), Dominique Desseigne (Groupe Lucien Barrière : premier groupe européen de casinos), Edouard de Rothschild (banque Rothschild, Libération, Global Asset Management), Franz-Olivier Giesbert (Le Point), Etienne Mougeotte (TF1), Patrick Le Lay (TF1), Pierre Louette (AFP), Jean-Marie Colombani (Le Monde) et Jean-Pierre Elkabbach (président d’Europe 1).

     

    Lorsqu'en 2006, Nicolas Sarkozy publie son livre "Témoignage", il choisira Gianfranco Fini pour rédiger la préface de la version italienne ("Testimonianza"). Gianfranco Fini présida en 1977 le Front de la jeunesse, une formation d'extrême droite, puis dix ans plus tard il devient secrétaire national et enfin président du parti de courant fasciste Alliance nationale, poste qu'il occupe encore aujourd'hui.

     

     

    Faits divers de la censure

     

    En novembre 2005, la chanson "Tous les tizenfants" du groupe formé par Polémix et La Voix Off basée sur une interview de Nicolas Sarkozy doit faire partie de la compilation "CQFD", éditée par le magazine les Inrockuptibles. Mais la Sacem (société de gestion collective du droit d’auteur pour la musique) partenaire de l’opération, l'interdit, estimant que la chanson n’était "pas diffusable", expliquant également que le ministre de l’Intérieur ne tolèrera pas de tels propos et menace les auteurs de lourdes condamnations.

     

    La parution de la biographie de Cécilia Sarkozy, 'Entre le cœur et la raison', de Valérie Domain, chef des informations du magazine Gala fut interdite de publication après que Vincent Barbare, responsable des éditions First qui devaient publier l'ouvrage, fut convoqué le 9 novembre 2005 à un entretien place Beauvau avec le ministre de l'Intérieur et ce malgré les 25 000 exemplaires déjà imprimés.

     

    En novembre 2005, Julie Decroix et Maël de Calan, les deux responsables de la formation 'Jeunes populaires de Paris' de l'UMP, décident de quitter la structure et faisaient connaître publiquement les pressions qui ont été exercées sur eux. Ils furent suivis de Marie Guévenoux, présidente de cette formation, qui fut peu de temps après également forcée à la démission pour être remplacée par quelqu'un de plus coopératif. Ils ont ouvert le forum  Cybermilitant.org pour communiquer librement sur ce qui se passait au sein de l'organisation. Avec plus de 3000 membres il devient rapidement le forum de référence pour les jeunes militants UMP qui souhaitaient émettrent des avis critiques. La direction de l'UMP a obtenu sa fermeture quelques mois plus tard.

     

    Raphaëlle Picard, pigiste à l'AFP est frappée d'interdiction professionnelle pour avoir relaté l'intervention policière du 4 octobre 2006 dans la cité des Mureaux. Elle rapportait les témoignages des habitants qui ont été violentés et braqués par les forces de l'ordre, dont de très jeunes enfants.

     

    En août 2005, Paris Match avait publié une photo montrant l'épouse du ministre de l'Intérieur, Cécilia Sarkozy, en compagnie de son amant, le président d’origine marocaine de Publicis Events Worldwide, Richard Attias. Le ministre de l'Intérieur avait alors demandé à son ami et directeur du journal, Arnaud Lagardère, le licenciement du directeur de la publication Alain Genestar, ce qui sera fait en juin 2006. Peu après son renvoi, l'émission I>Match, présentée par Alain Genestar sur I>Télé fut également supprimée faute de budget.

     

    Serge Portelli, magistrat, vice-président au tribunal de Paris, président de la 12e Chambre correctionnelle, venait de rédiger un nouvel ouvrage : 'Ruptures', dressant le bilan des cinq ans de Sarkozy passé au gouvernement. Au dernier moment, l'éditeur a renoncé à publier ce texte, ne laissant plus le temps à un nouvel éditeur de le faire paraître avant l'élection présidentielle. L'ouvrage est disponible sur Internet.

     

    La rédaction d' i>TELE était invitée à un repas place Beauvau avec le ministre de l'Intérieur le 6 décembre 2006. Le journaliste, Laurent Bazin, qui avait décrit cette rencontre "off" sur son blog - hébergé par la chaîne -, a du retirer l’article à la demande de la direction. Suite à de trop fortes pressions, il annonce le 24 janvier 2007 la fermeture de son blog.

     

    Début mars 2007, alors qu'un comité d'associations en faveur des SDF se rendait au ministère de la Cohésion sociale où il était attendu pour une réunion, les forces de l'ordre ont molesté plusieurs membres de l'association des Enfants de Don Quichotte, dont leur porte-parole Augustin Legrand.

     

    Michel Guérin avait écrit au préfet de Loire-Atlantique pour qu'il renonce à l'expulsion du journaliste Elvis Kouanga Kazeta, réfugié et accueilli en France depuis 2002 et menacé de mort dans son pays. Le ministre de l'Intérieur a porté plainte contre Michel Guérin, en tant que "complice" après que sa lettre fut publiée sur Internet par un internaute. Il est accusé d'avoir «porté atteinte à l'honneur et à la considération de fonctionnaires publics, en l'espèce, les préfets».

     

    Quelques jours après que le candidat de l'UMP ait établi son QG de campagne au 18 rue d’Enghien, dans le Xème arrondissement de Paris, les habitants des trois immeubles qui y font face reçoivent une lettre datée du 15 janvier leur demandant de répondre au plus vite à un recensement de sécurité en appelant un numéro de téléphone. L'agent qui répond fait partie des Renseignements Généraux de la préfecture de police de Paris. Après avoir enregistré l'Etat civil de son interlocuteur, il évoque les dangers terroristes, la présence d’un éventuel sniper sur les toits, etc. Cars et voitures de police sont postés en permanence dans la rue.

     

    Fin mars 2007, la Société des Journalistes de France 3 et les deux syndicats de la chaîne, le SNJ et la CGT, s'indignent des propos du candidat de l'UMP qui a dit pour avoir été obligé de patienter avant de se faire maquiller pour participer à l'émission "France Europe Express": « Toute cette direction, il faut la virer [...] Je ne peux pas le faire maintenant. Mais ils ne perdent rien pour attendre. Ça ne va pas tarder ».

     

     

    L’avantage de ce texte est de regrouper des informations, vraies et facilement vérifiables, données au compte-goutte dans les médias traditionnels. Merci de les faire circuler pour que le maximum de gens soient informés et puissent aller voter en connaissance de cause.

     

    April 18

    Les Rmistes et les transports

     
    Je suis extrêmement choqué par le débat qui se développe sur la gratuité des transports pour les RMistes franciliens et sur une "France assistée". Cette mesure, décidée par la majorité de gauche du conseil régional d'Ile-de-France et qui vise à donner plus de mobilité dans la recherche d'un emploi ne concerne pas moins de 350 000 Franciliens. Sur 11 millions de Franciliens, plus de 10 % sont des précaires. J'entends que les RMistes seraient des "assistés" ou des "fraudeurs", voire des "clandestins".

    Faut-il rappeler que le RMI n'est plus ce contrat d'insertion créé par Michel Rocard en 1988 pour les personnes sans ressources. Il est souvent devenu, comme le souligne Martin Hirsch, le "dernier palier de l'indemnisation chômage". Depuis cinq ans, les gouvernements de droite ont fait croire que le taux de chômage baissait, alors qu'à coups de radiations ils ont tout simplement fait glisser de très nombreux demandeurs d'emploi de l'assurance-chômage vers l'allocation spécifique de solidarité, puis de l'ASS vers le RMI.
    Y aurait-il quelqu'un dans notre pays qui souhaite prendre la place d'un RMiste ? Y aurait-il quelqu'un qui puisse affirmer sans démagogie que ces personnes exclues de l'indemnisation chômage par de savants calculs d'allégement des statistiques du chômage n'ont aucune volonté d'améliorer leur situation ?
    Faut-il rappeler que la région Ile-de-France accueille près du quart de la population française et qu'elle est un bassin d'emploi unique marqué par plus 12 millions de déplacements quotidiens. Pour travailler et parce que le lieu d'habitation coïncide rarement avec le lieu de l'emploi, il faut être mobile. La gratuité des transports pour les RMistes répond à cette exigence.
    Je n'accepte pas cette vision d'une société où une part importante de notre population ne serait pas intégrable. Où il existerait des inutiles du monde, des surnuméraires à qui il serait interdit de penser au retour à l'emploi. Je crois au contraire que le RMI n'a pas vocation à devenir un statut durable pour ses bénéficiaires. La première des priorités pour les Franciliens privés d'emploi est de tout simplement retrouver du travail.
    Comment refuser l'accès à la mobilité aux chercheurs d'emploi quand la pauvreté est vécue comme la plus terrible des assignations à résidence ? Permettre à ces Franciliens qui vivent avec 441 euros par mois d'accélérer leur retour à l'emploi, c'est tenir compte du coût réel du transport dans la recherche d'emploi, c'est tenir compte de la réalité du fonctionnement du marché du travail en Ile-de-France.
    Je sais que la pauvreté touche aussi des personnes qui travaillent, ou dont l'emploi est précaire, parce que les frontières entre précarité et exclusion n'ont jamais été aussi poreuses avec la droite au pouvoir. Cela n'excuse aucune tentation de dresser les pauvres les uns contre les autres. Je travaille, en tant que président de la région Ile-de-France et plus récemment en tant que président du Syndicat des transports d'Ile-de-France, pour réduire le coût des transports de chacun : les jeunes via la carte Imagin'R, le dézonage durant les vacances, ou encore bientôt la suppression des zones 7 et 8.
    La gratuité des transports pour les RMistes s'inscrit dans cette logique et ne se fait au détriment de personne. Je me refuse à baisser les bras devant la précarité. Je veux accompagner toutes celles et tous ceux qui veulent s'en sortir. Tel est le sens de la mesure que j'ai mise en oeuvre, une mesure de gauche. Faut-il dire et répéter que la gauche a notamment vocation à venir en aide aux plus démunis, à ne laisser personne au bord de la route ? Il s'agit de reconstruire la démocratie sociale avec la justice et la compassion au coeur. La pauvreté n'est pas un état dont on s'accommode avec cynisme ou indifférence, c'est un fléau que nous devons combattre sans relâche ni faiblesse.
    Il y a bien une politique de gauche à mener au niveau local et régional : nous le faisons. Il y a bien une politique de gauche qui doit inventer au plan national la relance du pouvoir d'achat, la sécurité sociale professionnelle, la formation tout au long de la vie et pour tous.


    Jean-Paul Huchon est président de la région Ile-de-France.
     
     
     
     
    france Compte à l'heure actuelle plus 1,5 millions de rmistes qui n'ont d'autre espoir que de tenter de survivre dans une société qui les stigmatisent ... .. Le rmiste ,n'est pas forcèment un marginal, c'est aussi un être humain cassé par la vie ,par la société, le monde du travail n'en veut pas, son insertion devient impossible.
     
    April 10

    Azouz Begag : Nicolas Sarkozy, "mon ennemi de l’Intérieur"

     
    Le ministre démissionnaire publie mercredi un livre au vitriol contre le candidat de l’UMP. Des extraits circulent déjà, qui provoquent la fureur des proches de Nicolas Sarkozy.
     

    «Un mouton dans la baignoire». Dès le titre, une allusion aux propos tenus par Nicolas Sarkozy sur TF1 à propos de la fête musulmane de l’Aïd-el-kébir, le ton de l’ouvrage d’Azouz Begag est donné : haro sur le candidat de l’UMP.
     
    Dans son livre, dont l’hebdomadaire Marianne publiera samedi les bonnes feuilles, l'ex-ministre délégué à la promotion de l’Egalité des Chances n’y va en effet pas de main morte avec son ex-collègue de l’Intérieur. Il revient notamment sur les émeutes de l’automne 2005, qu’il qualifie de «descente aux enfers».
     
    Parce qu’il reproche à Nicolas Sarkozy d’avoir parlé de «racailles», une «sémantique guerrière», Azouz Begag raconte qu’il est violemment attaqué par les sarkozystes, qui demandent sa démission pour «absence de loyauté gouvernementale».
     
     
    «Je vais te casser la gueule»
     
    Mais Begag va plus loin, et met directement en cause Sarkozy. Il relate notamment un coup de téléphone, après qu'Azouz Begag a lancé lors d'une visite à Marseille : «Je ne m'appelle pas Azouz Sarkozy». Nicolas Sarkozy lui aurait alors «passé un savon tellement incroyable» qu’il n’a pu s’«empêcher de le consigner sur le champ».
     
    Et le sociologue de citer le ministre de l’Intérieur d’alors : «Tu es un connard, un déloyal, un salaud ! Je vais te casser la gueule ! J'en ai rien à foutre de tes explications ! Tu vas faire une dépêche à l'AFP pour t'excuser, sinon je te casse la gueule», aurait crié Nicolas Sarkozy, avant de lui demander de «ne jamais plus lui serrer la main à l'avenir». Le ministre délégué raconte également le mépris que lui témoignent les proches du candidat de l'UMP. «Allez, fissa, sors de là ! Dégage d'ici, je te dis, dégage !», lui aurait ainsi lancé Brice Hortefeux le 11 octobre 2006, sur les bancs de l'Assemblée.
     
     
     
    Selon Le Parisien, Azouz Begag regrette également dans son livre le peu de soutien que lui aurait offert Dominique de Villepin, dont il était pourtant proche. Le quotidien raconte également que Jacques Chirac et le premier ministre auraient demandé à Begag de retarder la publication de son ouvrage. Le ministre aurait fini par démarcher son éditeur, Fayard, pour obtenir un délai, mais trop tard. Azouz Begag, qui a annoncé son soutien à François Bayrou, a alors dû démissionner. Il veut maintenant reprendre sa pleine «liberté de parole».
     
    François Fillon a taclé Azouz Begag vendredi, expliquant que ce dernier «n'avait jamais trouvé sa place dans le gouvernement» et regrettant que Dominique de Villepin ne lui ait pas demandé sa démission «bien avant».
     
     
     
     
    April 07

    Journée mondiale de la santé sous le thème de la sécurité sanitaire mondiale

     
    Dans le contexte actuel de menaces globales croissantes pour la santé, qu'il s'agisse du SRAS, de la grippe aviaire, du VIH/sida ou des urgences humanitaires, la Journée mondiale de la Santé, se déroulant le 7 avril, est placée cette année sous le thème de la sécurité sanitaire internationale avec le slogan "Investir dans la santé, bâtir un avenir plus sûr".
    "Dans un monde caractérisé par une mobilité et une interdépendance croissantes,
     
    les menaces liées aux maladies émergentes et potentiellement épidémiques, aux changements climatiques et aux catastrophes naturelles affectent tous les pays. Face à cette vulnérabilité universelle, une défense collective s'impose et la responsabilité est commune."
    "Les menaces pesant sur la sécurité sanitaire sont nombreuses et variées: elles incluent les chocs soudains causés à la santé et à l'économie par les maladies émergentes, les urgences humanitaires, les effets des changements climatiques ou de la dégradation de l'environnement, le bioterrorisme et d'autres risques sanitaires aigus. Nous devons collaborer pour faire face à leurs effets sanitaires, afin de mieux nous préparer à affronter efficacement ces menaces lorsqu'elles se concrétisent." a précisé la directrice de l'OMS, Margaret Chan, dans son message à l'occasion de cette journée.
    Dre Chan, attend notamment avec impatience, dit-elle, l'entrée en vigueur du Règlement sanitaire international révisé en juin de cette année. Son application contribuera à créer et à renforcer des mécanismes efficaces d'alerte et d'action en cas d'épidémie aux niveaux national et international.
    Source:OMS
     
    April 06

    13ème baromètre des FAI > Le Verdict

     
    Du 11 janvier au 8 mars, L'Internaute Magazine a mis en ligne un questionnaire intitulé "Jugez votre fournisseur d'accès". Plus de 17 000 réponses ont été enregistrées.
    Et le vainqueur est... Free !
    Un titre conquis de haute lutte devant Orange et Neuf/Cegetel.
    AOL, vainqueur l'an dernier, glisse au pied du podium malgré une note moyenne également supérieure à 13/20. Souvent primé dans les classements annexes, AOL a légérement baissé sur des critères importants comme la fiabilité, la rapidité..
    Ne cherchez pas Darty dans le classement, le nouveau FAI n'a pas reçu suffisament de suffrages pour être jugé dès cette année.

     

    Source:http://www.linternaute.com/

     

     


    Iran : Sous le tapis de bombes d’une guerre économique

     
    06.04.2007
     
    Selon Christophe de Margerie, le patron de Total, la hausse des coûts en Iran est telle qu’elle pourrait mettre en péril le projet d’exploitation du champ gazier de South Pars.

    Margerie avait dit plus tôt qu’il avait pris la décision d’investir très rapidement plus de deux autres milliards de dollars (ou plus) dans ce contrat signé en février 2004. Au départ, Total projetait de démarrer en 2009, la mise en route a été reportée à 2011 et d’autres retards sont prévisibles car selon Margerie les coûts de services pétroliers ont plus que doublé et Total pourrait revoir ses accords.
    Les coûts flambent rapidement et obligent le Patron de Total à se contredire : Cette hausse vertigineuse et continuelle des coûts est un des résultats de la guerre économique voulue par les Etats-Unis. Le pétrole et le gaz iraniens peuvent rester longtemps inexploités car pour les extraire, il faut investir beaucoup de dollars. Les Américains torpillent tout investissement en Iran, et les fournisseurs de services pétroliers (les « contacteurs ») sont obligés d’augmenter leurs prix : dans très peu de temps, plus aucun investissement ne sera plus rentable (le pétrole iranien deviendra trop cher et invendable).
     
    Le temps est compté pour les mollahs. Ceci est une réponse factuelle aux lobbyistes français qui officient en France sous couvert de journalisme ou d’expertises économiques et essaient de secourir une économie exsangue.
    Les Américains continuent de mettre sous pression les mollahs afin de les soumettre et d’arriver à un accord régional dans lequel le Hezbollah se transformerait en parti politique. Ainsi, la région resterait islamisée donc soumise à un désordre permanent et en même temps les mollahs seraiennt domptés car dépourvus de leur capacité de nuisance via le Hezbollah.
    La révolution islamique avait été voulue par les Etats-Unis, ils veulent reprendre leurs billes et contraindre les mollahs à quitter la sphère d’influence de la Russie. Sans le Hezbollah, les mollahs ne pourront se maintenir au pouvoir que grâce à des Garanties de Sécurité accordées par les Etats-Unis et la promesse de ne pas aider les partisans du changement de régime. Les Américains espèrent détacher les mollahs des Russes et s’offrir une voie royale vers l’Asie Centrale et ses champs pétroliers.
    La crise nucléaire iranienne est un aspect périphérique d’importants enjeux stratégiques régionaux, enjeux à caractère économique. La nature du régime en en place Iran dans les prochaines décennies sera un élément déterminant pour le contrôle de la région.
     
    Le délai obtenu par la Russie au Conseil de Sécurité, privera peut-être les Russes de leur victoire régionale contre les Etats-Unis. L’Europe est désunie et la France agit en autiste géopolitique en jouant une carte économique dépolitisée. Cette politique risque de lui réserver que les miettes accordées par le vainqueur de la partie.
    Seul un Iran fort et neutre est dans l’intérêt de l’Europe.
     
     
     

    Les experts du Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat ont peiné à rédiger le rapport publié aujourd'hui.

     
    Les experts du Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat ont peiné à rédiger le rapport publié aujourd'hui.
     
    Réunis depuis le début de la semaine à Bruxelles, les experts du Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) ont peiné encore tard jeudi 5 avril au soir à se mettre d'accord sur la formulation du rapport qu'ils devaient publier ce vendredi.
    L'ampleur des points de divergence entre les délégués de plus de 100 pays menace d'un report l'heure limite pour la publication de ce document consacré aux conséquences prévisibles du réchauffement climatique.
    "Il y a un accord sur les problèmes, mais il n'y a pas d'accord sur la manière de les formuler", a déclaré jeudi soir à Reuters un délégué allemand à l'occasion d'une interruption de séance.
    "Certains pays ont tendance à vouloir des formulations plus faibles, d'autres au contraire tendent à vouloir des formulations plus fortes, c'est en gros là-dessus que porte la lutte", a ajouté Wolfgang Cramer.

     


     
    "Probable ou très probable"
     
    Le rapport prédit qu'une élévation des températures moyennes provoquera davantage de famines en Afrique, un recul des glaciers en Himalaya, plus d'épisodes de canicule aux Etats-Unis et d'importants dégâts sur la Grande barrière de corail d'Australie.
    Il doit être accompagné d'un "résumé à l'intention des décideurs" dont la formulation est au coeur des débats.
    "Il y a beaucoup de débat sur le degré de probabilité de telle ou telle conclusion", reconnaît Gary Yohe, l'un des principaux rédacteurs du rapport.
    Selon lui, les Etats-Unis et l'Australie, mis en cause par l'Union européenne au début de la semaine, font montre de prudence, mais ne perturbent pas le débat.
    "Ils ne remettent pas en question les bases scientifiques, ils veulent juste s'assurer que chacune des déclarations du résumé pour les décideurs politiques aura une source", a-t-il précisé en parlant de la délégation américaine.
    Selon Hans Verolme, directeur du programme climat du WWF qui assiste en observateur à la réunion, l'heure est aux "chamailleries". "Certains délégués remettent en question les bases scientifiques de certaines formulations du résumé, ce qui force ses auteurs à se replonger dans le rapport lui-même", a-t-il dit jeudi.
    "On discute pour savoir si tel ou tel événement est 'probable' ou 'très probable', et à mon sens, cela est dû au fait que les gens ici sont conscients que les chefs d'Etat liront ce résumé", a-t-il ajouté. "Si le texte évoque un fait 'très probable', la réponse (des gouvernements) devra être très significative."
     


     
    Travaux d'environ 2.500 chercheurs de 130 pays
     
    Le Giec, créé en 1988, a déjà publié trois rapports d'évaluation (1990, 1995 et 2001) s'appuyant sur les travaux d'environ 2.500 chercheurs de 130 pays.
    Ces documents font autorité en matière d'approche scientifique du réchauffement climatique. C'est le rapport de 1995 qui a ainsi servi de base aux négociations du Protocole de Kyoto sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre dans les pays industrialisés.
    La diffusion du quatrième rapport est étalée tout au long de l'année. En février, le groupe de travail chargé des éléments scientifiques du réchauffement a publié son rapport à Paris, estimant à plus de 90% que le changement climatique est avant tout dû à l'activité humaine.
    "C'est plus compliqué qu'à Paris", a dit un délégué participant aux discussions de Bruxelles.
    Dans l'histoire du Giec, une seule réunion s'est soldée sans accord. C'était à Genève, en 1995. Quelques semaines plus tard, le groupe s'était réuni de nouveau, avec succès cette fois, à Montréal. "Ce ne sera pas la fin du monde s'il faut s'accorder une  pause", a dit James Bruce, le Canadien qui avait présidé ces discussions. (Reuters)
     

    April 05

    Le coût social de l’alcool en France

     
     
    Le coût social de l’alcool est estimé pour l’année 2000 à plus de 37 milliards d’euros, soit  2,37 % du PIB et une dépense de près de 600 euros par habitant. La part la plus importante du coût social de l’alcool tient principalement :
    - aux pertes de productivité (16 milliards d’euros pour les entreprises) ;
    - aux pertes de revenus des individus (7 milliards d’euros) ;
    - et aux dépenses des assurances en charge des indemnisations en cas d’accident (3,5 milliards d’euros).
    Quant aux dépenses de santé engendrées par l’alcool, elles représentent plus de 6 milliards d’euros répartis en soins hospitaliers (4,3 milliards d’euros) et en médecine de ville (1,8 milliards d’euros).
    Ces estimations ne tiennent pas compte des crimes et délits commis sous l’emprise de l’alcool et peuvent donc être considérées comme une estimation basse. A titre de comparaison, les mêmes estimations conduisent à un coût social du tabac approchant les 48 milliards d’euros et un coût social des drogues illicites inférieur à 3 milliards d’euros.
     
     
     
     
     
     
     

    Les points chaud ! A banir !

    Assez de ces chocolatines, croissants, ect....
     
     
     
     
    Encore ce matin je suis allé chercher du pain chez un boulanger artisant, pas un chat dans la boutique.Sur le chemin, un point chaud éclairé de mille feux, pas (feuilles). Une queue de personnes affamés de viennoiseries et sandwitchs dégeulasses attendent dans le foid matinal de payer 1€ la viennoiserie et 3,5 € le sandwitch le plus basique. Les vendeuses ne sont pas responsables, c'est les patrons et franchisés qui taille la plus grosse part du gateau, qu'ils s'éffoufent avec...
     
    Les conditions d'hygiéne laissent à désirés, les vendeuses fabriquent les produits sans protections et sans formations cela est scandaleux. Que font les autorités devant cette "empoisonement collectif...
     
    Faites un détour cela vaut le gout, banisez les banettes et autres viennoiseries et patisseries industriels.
     
     

    Neuf enfants privés de cantine à Maincy

    Neuf enfants privés de cantine à Maincy

    Mardi midi, neuf enfants de l'école du village de Mainsy, en Seine-et-Marne, n'ont pu manger comme leurs camarades. Mis à l'écart, ils ont été servis de pain et d'un verre d'eau. La raison? Leurs parents n'avaient pas payé la cantine en début de mois. "Un procédé ignoble" s'est insurgé la mère d'un «puni», également membre de l'association des parents d'élèves, Ensemble pour l'Ecole. Pour la direction de l'école, cette sanction a été justifiée par la stricte application du règlement.